Le photographe de l’hypothétique – Nouvelle collection artistique et exposition à Paris du 7 au 13 juillet 2026

Découvrez « Le photographe de l’hypothétique », la nouvelle collection de The Anomaly, technicien en création digitale et intelligence artificielle. Exposition à Paris dans le cadre des 200 ans de la photographie du 7 au 13 juillet 2026 à l’International Art Gallery, pour mettre en avant l’utilisation des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle dans ce domaine artistique.

Bonjour, je prends le clavier pour vous écrire à propos de ma nouvelle collection: « Le photographe de l’hypothétique », fruit de plusieurs années de travail en tant que technicien de l’image et technicien de l’intelligence artificielle (depuis ses balbutiements).

L’évolution de la technologie et l’intelligence artificielle

L’évolution de la technologie a été folle, l’exponentielle que l’on connaît est guidée par une avancée qui rend le travail assisté par ordinateur plus autonome mais aussi grâce à une grande accessibilité de cette technologie pour tout être humain qui s’y intéresse sans nécessité de richesse ou de connaissances techniques.

Je n’arrête pas de le clamer: L’intelligence artificielle est la forme d’expression la plus humaine qui soit

Je comprends les réticences derrière cette cage que l’on a ouverte, au niveau de certains types d’emploi notamment, mais ce que j’en ai constaté sur le terrain est tout autre: Dans tous les secteurs où l’intelligence artificielle est intégrée, il y a eu un renouveau. De nouvelles manières de travailler, des tâches beaucoup plus agréables et efficaces où on peut se consacrer à l’essentiel et à la créativité, au lieu de perdre du temps dans tout ce qui est annexe et qui n’exploite pas les vraies capacités de l’être humain.

L’emploi évolue vers quelque chose de moins dégradant et répétitif. Ces moments abrutissants où on répète juste les mêmes gestes sans pouvoir se donner l’occasion de réfléchir ou d’évoluer, parfois durant des années entières, sont un vrai gaspillage des possibilités que tout être humain peut mettre en avant.

Dans notre société, l’être humain ne se dévoile réellement qu’en dehors de ses heures de travail, c’est le moment où il peut faire ce qui lui plaît, où il peut créer et inventer. Mais cela ne peut se produire que quand il en a l’énergie, et ce n’est pas souvent le cas.

Le problème de l’emploi et la valorisation de l’humain

Le problème de l’emploi est surtout un problème de valorisation de l’être humain. On est sous le joug d’un grand principe d’inégalité dans un système défaillant. Tout le monde, sans exception, devrait pouvoir vivre à sa guise et passer son temps à créer, se spécialiser dans ce qu’il veut, même si ça signifie vivre plusieurs petites vies consécutives pour pouvoir apporter plusieurs petites contributions à notre grand système complexe qui ne demande qu’un apport varié et constant. Dans un système parfait, la préoccupation de chacun c’est de soigner son individualité à tout moment et de partager le fruit de sa curiosité et de ses découvertes.

Donnez les moyens à tout le monde de chercher et de s’exprimer et personne ne sera fainéant. Tout le monde est curieux de nature et tout le monde veut faire quelque chose de sa vie, sans souffrir ni faire souffrir les autres.

L’intelligence artificielle est un changement mondial inévitable

Mais je m’égare déjà, j’ai tenu 2 paragraphes… Et j’ai encore une dernière chose à exprimer avant de passer à ce qui nous intéresse : L’arrivée de l’intelligence artificielle est un changement d’ordre mondial auquel on ne peut pas échapper. Il est là et il restera parmi nous, ce n’est pas un animal sauvage que l’on peut empêcher de proliférer. La seule manière de bien vivre avec cet animal sauvage, c’est de le dompter.

C’est la décision que j’ai prise dès son apparition, principalement parce que les nouvelles technologies m’intéressent et qu’elles sont une des voies vers une perspective de vie meilleure, plus épanouissante et surtout beaucoup plus intéressante, qui met l’accent sur notre humanité, notre individualité, en permettant de plus en plus un ruissellement d’accessibilité malgré les inégalités.

Mais comme toute nouvelle technologie, il y a un temps d’adaptation. Une technologie vient toujours avec d’énormes défauts qu’il faut apprendre à contrer, et c’est à force d’y croire et grâce à la créativité humaine que l’on y parvient. On pourra garder le meilleur de l’intelligence artificielle en se débarrassant du pire. L’intelligence artificielle est tellement un grand pas en avant (au bord d’un gouffre) qu’elle a amené les pires tares avec elle…

IA et écologie : optimisation et consommation d’énergie

Je pense notamment à l’écologie. L’IA est arrivée avec des perspectives aussi grandes que l’horreur sans nom du gaspillage des ressources qu’elle occasionnait. Je parle bien au passé : même s’il y a encore des efforts à faire, la créativité humaine a été poussée dans un certain sens et on commence justement à résorber cette période de fonctionnement qui n’était pas optimale.

À l’heure actuelle, je peux même dire que l’intelligence artificielle a permis d’y gagner en consommation d’énergie au niveau global par rapport à avant son arrivée. Je pense entre autre à tous les processus plus efficaces qui nécessitent moins d’utilisation d’une infrastructure pour fonctionner et, pour reprendre un exemple récent, le fonctionnement de ce qui ne fonctionnait pas correctement avant. Les serveurs de stockage d’une très grande entreprise consomment désormais moins de 30 % de l’électricité que ce qu’ils ont consommé pendant les 10 dernières années, grâce à une optimisation et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans leur gestion. A moindre échelle, j’utilise moi-même l’intelligence artificielle pour faire de nombreuses économies au niveau de l’énergie, appuyé par une solution solaire qui était déjà à ma disposition avant. J’en ai réduit la consommation de notre maisonnée de plus de 20%.

On peut ajouter à cela la miniaturisation et la spécialisation des composants qui permettent désormais d’emporter l’intelligence artificielle dans sa poche, alimentés durant de nombreuses heures par une batterie pas plus grande que celle de notre téléphone.

L’IA est mise directement en rapport avec l’écologie à tous les niveaux et apporte son lot d’optimisations, d’idées de récupération ou de nouvelles idées pour le recyclage.

Celui qui dit encore aujourd’hui que l’IA est un gouffre énergétique ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Seulement après quelques années d’existence, l’IA a non seulement retiré de manière décentralisée toute trace de son passage et a permis à des personnes sans accès à de grandes ressources de mener des campagnes écologiques « maison » de grande envergure (création de drones pour le nettoyage des lacs et océans, conçus par des étudiant avec l’aide de l’IA, etc…). Il y a de nouveaux articles tous les jours sur le sujet.

« Le photographe de l’hypothétique » : La naissance d’une collection

« Le photographe de l’hypothétique » ! Je commence ce paragraphe par ça exprès pour m’assurer qu’on en parle (enfin !). Comme vous l’avez compris, j’ai décidé d’embrasser la technologie dès sa sortie malgré ses défauts, mais le timing y était aussi pour beaucoup.

À l’époque, j’étais encore en train de travailler comme informaticien, et suite à des problèmes de santé, j’ai été mis de côté, parfois immobilisé ou sous médication pendant des mois avec trop peu d’énergie à dépenser. Les premiers mois étaient agréables, je sentais un certain poids s’atténuer. « On se rend compte de ce qu’on avait quand on ne l’a plus » fonctionne également pour le négatif. Même si je me sentais bien dans mon travail, au fond de moi ce n’était pas satisfaisant.

Je n’avais plus beaucoup d’énergie mais j’avais du temps et une curiosité qui ne demandait qu’à être confrontée à de nouvelles idées. L’intelligence artificielle est apparue comme par magie et le technicien que j’étais en a tout de suite vu les possibilités.

Retour aux sources : technique et créativité depuis l’adolescence

En dehors de ce passé professionnel purement technique, je me suis souvenu de mes jeunes années: L’adolescence et juste après, une période où je me suis finalement perdu en cherchant un emploi dans lequel je pouvais faire briller mes compétences. Ce que j’ai quand-même fait pendant de longues années.

Mais cet adolescent n’était pas que doué en technique, il était créatif à souhait. Il a toujours tenté de combiner ses deux centres d’intérêts qui sont l’informatique et la création : Les fonds d’écran en fractales, la création de scènes 3D, l’illustration, la musique sur tracker. En dehors de mon devoir scolaire de l’époque, j’étais toujours en train de créer (ou de jouer aux jeux vidéos, c’est resté profondément ancré en moi aussi, tellement que je suis officiellement diplômé de l’université de Liège en culture du jeu vidéo).

Revenons à cette période: J’ai décidé petit à petit, en diminuant progressivement ma médication et en trouvant enfin une procédure médicale qui allait mettre fin à mon problème – solution qui allait encore prendre de nombreux mois avant d’être mise en place – de consacrer plus de temps à tout ce que j’aimais pendant cette belle époque. C’est un peu une chance que je me sois égaré: Si j’avais dû faire de ma passion une carrière, j’aurais probablement été dégouté par un contexte professionnel difficile. C’est aussi grâce à ça que j’ai conservé ce feu créatif au fond de moi.

Le déclic : l’IA comme pont entre imagination et images

Et ce feu a jailli, dès les premiers moments où j’ai utilisé l’intelligence artificielle pour créer : j’avais trouvé un raccourci entre mon imagination débordante et sa matérialisation au travers d’images.

Mais je devais aller plus loin. Ce que je faisais, tout le monde a commencé à le faire, et tout le monde obtenait plus ou moins le même résultat satisfaisant en deux temps trois mouvements. J’ai donc décidé de me différencier et de me spécialiser, aussi bien au travers d’une recherche artistique intérieure qu’au travers d’une toute autre recherche technique.

Il fallait que je trouve mes propres astuces de prompting, mes propres procédés, que je crée mes propres modèles. Pendant un an ou deux, je partageais certains résultats sur Facebook. Petit à petit, je commençais à toucher positivement, sans réelle volonté de ma part, des personnes à l’extérieur de ma famille ou de mon entourage. J’ai pris confiance en moi d’une certaine manière et cette confiance s’est transformée en réelle volonté d’embrasser cette technologie comme activité créative principale après un événement anodin.

Parcours d’artiste de Fléron : de la photo à l’IA

Je participais depuis quelques années au « parcours d’artiste » de Fléron, un week-end annuel où chaque artiste de la commune ouvre ses portes pour présenter ses œuvres ou créations. Les quelques premières années, je présentais uniquement mes photographies du monde entier.

Pendant plus de 20 ans, je me suis passionné pour la photo et j’ai, grâce à un comparse inséparable (Newton Lawrence, qui est aussi un artiste exceptionnel dans son domaine, allez le découvrir ici : https://www.facebook.com/newtonlawrence.be/), pris goût au voyage. Par-dessus tout à l’Asie, où je passe la plupart de mon temps quand je suis en dehors de l’Europe. Mon tout premier voyage photographique fût le Vietnam, mais depuis j’ai aussi visité plusieurs recoins de l’Asie, de la Chine et du Japon, seul ou en famille.

Lors de ma troisième année d’exposition de photos pour ce « parcours d’artiste », j’ai amené avec moi un triptyque sur toile avec une de mes premières illustrations complexes créée avec l’aide de l’intelligence artificielle. Elle représentait des ingénieurs perplexes devant une machine extrêmement complexe et abstraite (était-ce un autoportrait?). En plus de deux ou trois créations de plus petite envergure qui présentaient déjà des caractéristiques Steampunk (un style qui reste résolument ancré à mes créations).

Le résultat dépassait l’entendement : tous les yeux étaient rivés sur ces créations (au détriment de mes belles photos). Je suis ressorti de ce week-end la tête pleine d’encouragements et de félicitations. L’année suivante, tout allait changer : il ne restait plus que quelques photos, la majorité de ce que j’exposais était produit avec l’aide de l’intelligence artificielle comme outil.

2024 : Première exposition à Paris, près de la tour Eiffel

À ce moment, je n’avais aucune prétention, et certainement pas celle d’élever ce que je créais au rang d’art. J’étais et, au fond de moi, je resterai toujours un technicien en création digitale.

En 2024, j’allais recevoir un message qui allait tout changer : Une curatrice d’art d’un magazine parisien me contacte car elle avait vu une de mes publications qui lui plaisait beaucoup, pour me proposer de participer à un gala artistique, et d’exposer à Paris.

Je me suis empressé de lui répondre. J’avais beau être tout à fait transparent avec mon procédé sur les réseaux, il était possible qu’elle n’ait pas compris que ce que j’avais créé était en partie basé sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cadre d’un travail créatif.

Quelques messages ont été échangés : moi avec mes doutes qui défendais que ce que j’avais créé ne pouvait pas être considéré comme de l’art, et elle avec ses certitudes que c’en était. Jusqu’à ce qu’elle me réponde quelque chose qui depuis toujours résonne en moi :

« Ce n’est pas à vous de décider si c’est de l’art ou non, laissez ce rôle à ceux qui regardent. »

C’est dans cette même optique que je n’irai pas à l’encontre des personnes qui me disent que ce que je produis n’est pas de l’art. Ces personnes, si elles connaissent bien leur sujet, ont également tout à fait raison.

Fin 2024, je présentais non pas une mais 3 œuvres à l’International Art Gallery de Paris, à un jet de pierre de la tour Eiffel. Je présentais non seulement une création graphique, mais aussi, pour la toute première fois en galerie d’art, un procédé que j’ai nommé « l’art itératif » (la répétition d’une œuvre sous de nombreuses variations).

Le triptyque original possède pas moins de 130 variations d’un labyrinthe orné d’arbres, de fleurs et de détails steampunk. Je proposais en quelque sorte une version digitale et variable du concept de répétition initié par Andy Warhol (Encore une fois sans aucune prétention d’être considéré comme un artiste, encore moins comme un de ce calibre).

2025 : exposition à Londres, collection « Pr1m1t1v3 »

Les choses se sont ensuite accélérées. Suite à une autre proposition, je me retrouvais en février 2025 à Londres, à exposer dans le Chelsea Town Hall une nouvelle collection « Pr1m1t1v3 » qui met en avant des robots photoréalistes et extrêmement détaillés, qui font partie des vestiges d’une histoire alternative, comme si les dieux et dirigeants des temps anciens étaient un peu plus que des humains.

Techniquement, j’atteignais la barre de 600 mégapixels de précision (aujourd’hui je suis dans les 1000 à 2000). Mon envie d’innover me fait y présenter un tout nouveau concept que je n’ai plus reproduit depuis (mais l’envie ne manque pas) : les 4 panneaux de « Reassessment » sont créés à partir de 48 styles recombinés de la même image, mélangeant textures et composition en conservant le sujet.

Suite à cette exposition relativement bien appréciée, j’ai eu de nombreuses propositions d’expositions, de Los Angeles à Mumbai. Cependant, pour des raisons financières, je n’ai pas encore pu les accepter (le voyage et le logement sont à ma charge). Malgré toutes les incroyables réactions que j’obtiens, qui sont tout ce que je recherche, mon activité continue de s’effectuer en fonds propres.

Fin 2025 : vidéo, musique et gala du cinéma à Paris

Fin 2025, je suis de nouveau convié à Paris pour exposer 2 nouvelles œuvres. Je pars cette fois sur 2 portraits qui sont combinés au travers de centaines de photographies, cartes, schémas, plans d’architectes, etc.

Pour des raisons personnelles, je ne sais cependant pas me rendre à Paris et la place est laissée en dernière minute à un autre artiste.

Mais ces œuvres n’étaient pas la seule chose que j’avais à proposer. Le soir avant l’exposition, il y a toujours un gala organisé par le magazine d’art. J’avais commencé à retravailler en vidéo et en musique et je faisais donc partie de la cérémonie au travers de 2 vidéos :

  • Une vidéo musicale issue de mon dernier album (le morceau intitulé A Rush of You) qui met en avant un style tout à fait particulier avec de fortes références artistiques au surréalisme, et dont l’esthétique se base sur de vieilles cartes postales américaines que j’ai aperçues au détour d’une brocante.
  • La seconde vidéo n’était pas moins importante : il s’agissait d’une vidéo que j’avais réalisée à la demande à l’occasion des 130 ans du cinéma qui étaient fêtés lors du gala. J’y présentais diverses scènes de film plus vraies que nature que j’avais réalisées avec l’aide de mes outils d’intelligence artificielle et expliquais en quelques mots la révolution que cela allait occasionner. 130 Ans de cinéma

Travailler dans le cinéma faisait partie de mes plans, mais je ne savais pas que je serais réellement plongé au cœur de l’action quelques mois plus tard en intégrant une équipe et en contact permanent avec des producteurs via WhatsApp.

2026 : « Le photographe de l’hypothétique » en 2026

Nous sommes donc maintenant en 2026 et ça bouge toujours ! C’est le moment de l’excellente nouvelle : je travaille depuis le début de l’année sur la collection « Le photographe de l’hypothétique », et même si je réalise beaucoup de vidéos pour les réseaux, l’image fixe reste au centre de mes préoccupations.

« Le photographe de l’hypothétique », c’est un projet qui combine mon envie de créer un contenu d’exception et mon savoir-faire technique, pour faire ressortir le fruit de mon imagination la plus profonde au travers du meilleur que la technologie peut nous apporter dès aujourd’hui.

Imaginez un monde parallèle, une réalité alternative où les mentalités ont évolué différemment, où une autre histoire a influencé la vie de ses habitants ainsi que les habitudes et les mœurs différemment, une réalité où la croyance, l’art et la technologie ont évolué de manière totalement différente, un monde où nous ne sommes pas endettés par le temps ou l’argent.

Un monde où chaque détail est travaillé à l’extrême, où on ne recherche pas la fonctionnalité pure mais le raffinement dans tout. Ici un téléphone ressemble à un simple rectangle noir, là ce serait un appareil travaillé artisanalement, avec des ornements et des matériaux nobles. C’est dans cette optique que je conçois chaque « appareil » ou pièce technologique, chaque vêtement, chaque décoration.

C’est un monde moderne voire avant-gardiste où l’art et l’artisanat sont mis en avant dans tous les aspects de la société. C’est aussi un monde confronté à des problèmes similaires aux nôtres : une certaine déshumanisation et un rapport avec la nature beaucoup trop agressif.

Mais au milieu de tous ces problèmes, il y a une lueur d’espoir. Il y a la nature qui reprend ses droits, il y a des humains qui recommencent à vivre en dehors de leur fonctionnalité, danser, exécuter des mouvements pour le plaisir ou pour montrer qu’ils sont uniques.

« Le photographe de l’hypothétique », c’est un photographe dans ce monde alternatif qui décide de s’attarder sur ce renouveau, qui prend des clichés étonnants sans s’étonner de quoi que ce soit, afin de partager ces brefs instants qui donnent une personnalité à l’univers parallèle dans lequel il évolue.

IA, interpolation et démarche photographique

Je profite de l’incroyable capacité de l’intelligence artificielle à interpoler ce qu’elle voit : de simples illustrations qui se transforment en photographie, de simples objets qui se transforment en ouvrages d’art. Le côté hallucinatoire de l’intelligence artificielle est également profondément utilisé : mes idées de départ sont exprimées pour laisser une certaine liberté à la machine de combler des zones moins précises et souvent pour me surprendre moi-même.

Travailler avec l’intelligence artificielle dans une démarche artistique, c’est constamment doser cet aspect homme/machine : donner suffisamment de soi-même pour ne pas que la machine prenne trop de décisions et donne au final un résultat trop synthétique, mais aussi laisser une certaine marge à la machine pour que l’aléatoire s’immisce dans les résultats obtenus.

Tout cela se fait au travers de multiples essais, de multiples raffinements et de multiples choix. Chaque image qui me représente ou qui représente ce que je crée est sélectionnée pour son côté proche de mon idée de base, mais aussi pour son aspect surprenant grâce aux choix que l’intelligence artificielle a effectués pour moi.

Quand je crée une image pour cette collection, je retrouve totalement une démarche photographique. Je suis comme un photographe avec une infinité de modèles et une infinité de matériaux à façonner comme bon me semble. Je prends des libertés qu’aucun photographe au monde ne peut prendre.

Je m’imagine parfois les contraintes d’un photographe qui voudrait se lancer dans la reproduction de ce que je crée de manière traditionnelle : au vu des ressources nécessaires, il s’agirait probablement de l’unique œuvre de sa vie.

C’est pour aller au-delà de toutes les contraintes humaines que j’ai décidé d’utiliser l’IA, car il est simplement impossible d’exécuter ce genre de projet dans le monde réel que nous connaissons. Tout ce que je crée est bien trop coûteux en temps, en argent ; rien n’est récupérable ou réutilisable.

Il y aurait des jours de travail rien que pour les costumes, les personnes avec les qualités et défauts que je leur attribue seraient introuvables parce qu’elles n’existent pas, les lumières complexes demanderaient des heures de travail pour être aussi parfaites, les endroits idéaux de certaines photos ne peuvent pas non plus exister dans la réalité, la mise en scène n’a aucun sens ou n’est porteuse d’aucun message précis, juste une trame de fond que je donne pour m’expliquer à moi-même de quoi il s’agit.

En résumé, rien ne justifierait l’effort et les ressources que l’on mettrait dans une seule de ces photographies.

Et c’est bien là qu’est toute la beauté : cette absence de justification est la démarche la plus artistique qui soit !

Exposition à Paris : juillet 2026, International Art Gallery

Et cela n’est pas passé inaperçu : la personne qui m’a déjà permis d’exposer deux fois à Paris m’a recontacté récemment. Elle prépare justement un événement pour fêter les 200 ans de la photographie et m’a contacté parce que cette collection ne la laisse définitivement pas indifférente…

Et (roulement de tambours), enfin l’excellente nouvelle !

Et c’est avec une très grande fierté que je reviens à Paris au mois de juillet 2026 (Eh oui, c’est pour bientôt !) pour représenter une nouvelle fois l’évolution technologique et les prouesses de l’intelligence artificielle au service d’une forme artistique. Après la création d’art digital en 2024 et le cinéma en 2025, je représenterai l’intelligence artificielle en 2026 au travers de 2 « photographies » qui vous seront dévoilées bientôt.

J’expose donc une nouvelle fois à l’International Art Gallery, à 300 m de la tour Eiffel, du 7 au 13 juillet, et je serai présent pour le vernissage, pour tous ceux qui veulent me voir et discuter de mes mélanges entre création traditionnelle et représentation de l’impossible.

À bientôt !

Consulter la galerie intégrale ici: https://theanomaly.be/pvg/hypothetique.html